"La fille qui lisait dans le métro" de Christine Feret-Fleury


Cette couverture est d'une beauté extrême. Cette fois encore, elle a été l'élément essentiel de mon choix - avec le titre, tout aussi sublime -.

Juliette, jeune agent immobilier, prisonnière de sa routine quotidienne, a un petit bonheur simple. Un petit bonheur quotidien qui ne coûte rien : observer ses voisins dans les transports en commun, en particulier les lecteurs. Il y en a trois en particuliers qu'elle prend un malin plaisir à scruter, l'homme au chapeau qui déguste par fragments un livre de sciences naturelles, une demoiselle fleur bleue qui dévore des histoires d'amour, et la vieille dame qui feuillette un livre de cuisine. Juliette est aussi une grande lectrice mais depuis quelques temps son roman ne quitte plus le fond de son sac tant elle est absorbée par son nouveau passe-temps.
Un matin, Juliette décide de déroger à ses petites habitudes, descendant plus tôt du métro, elle emprunte une rue inconnue où son regard est attiré par un livre en apparence abandonné.
« Juliette écumait, le dimanche, les vide-greniers, parce qu'elle éprouvait une peine sourde à la vue de ces cartons où des livres défraîchis avaient été jetés pêle-mêle, sans soin, avec dégoût presque, et que nul n'achetait. Les gens venaient là pour les vêtements de seconde main, les bibelots seventies et les appareils ménagers encore en état de marche. Les livres, ils n'en avaient rien à faire. Alors elle achetait, remplissait son cabas de tomes dépareillées, de livres de cuisine ou de bricolage et de polars sexy qu'elle n'aimait pas, juste pour les tenir dans sa main, leur donner un peu d'attention. »
LA FILLE QUI LISAIT DANS LE METRO avait tout pour lui, comment mieux plaire à un lecteur qu'en lui proposant de partager les aventures d'un autre lecteur.
Malheureusement la suite est confuse, trop superficielle à mon goût. Juliette se pose des questions auxquelles aucunes bribes de réponses ne seront apportées. Elle s'engage, on ne sait comment, on ne sait vraiment pourquoi, dans une entreprise qui chamboulera sa vie. Il se passe beaucoup de choses, trop de choses, il y en a de partout, Juliette, le métro, son patron, sa collègue, Soliman, l'enfant, sa mère, l'auto, l'homme au chapeau, et j'en passe. Bien trop pour si peu de pages et c'est bien dommage car l'écriture est fluide, agréable, on serait bien restés encore plusieurs dizaines (une bonne centaine ?) de pages avec Christine Feret-Fleury.

Une lecture agréable que je ne pourrai malheureusement que vous conseillez si vous cherchez une lecture rapide peu approfondie où peu d'importance est portée à la psychologie des personnages et à la cohérence, un conte pour adultes (chaste, petits coquinous).


SYNOPSIS

Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est observer, autour d'elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d'éditions rares, l'étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible.
Jusqu'au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie.

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LE COIN DES INFOS
LA FILLE QUI LISAIT DANS LE METRO de Christine Feret-Fleury
○ Editions France Loisirs, 2017
○ 172 pages - 17.90 EUR
○ Où le trouver ? Vite vite ! Je me sépare de mon exemplaire dans la rubrique A ADOPTER du blog. Pour les retardataires il y a toujours AMAZON.
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