« Gardez le silence et portez le vêtement que doit vous conseiller la délicatesse de votre coeur. »

juillet 08, 2016


Il est temps de clore cette série de photos de lieux de mémoire autour de Verdun. On termine avec l'ossuaire de Douaumont et quelques monuments croisés sur la route.

OSSUAIRE DE DOUAUMONT


Sur ce cimetière militaire français se sont rencontrés le 22 septembre 1954 pour la première fois dans l'Histoire des deux peuples le Président de la République française et le Chancelier allemand avec une pensée commune pour les morts des deux Guerres Mondiales. Ils ont déposé des couronnes et déclaré : "Nous nous sommes réconciliés. Nous nous sommes compris. Nous sommes devenus amis." / Helmut Kohl



Je crois ne pas avoir perdu d'aïeul à Verdun. Je savais pertinemment que je n'allais pas voir les noms de famille de mes grands-pères sur ces plaques et ceux de mes grands-mères sont trop courants pour que cela ait put être significatif. Malgré tout à chaque nom j'étais soulagée.
L'atmosphère de ce lieu est vraiment particulière, je ne saurai la décrire. L'horreur de la guerre saute aux yeux mais une forme de sérénité règne.
Nous sommes arrivés en fin de journée, le bâtiment fermait, nous y avons passé moins de 5 minutes et n'avons pas eu le temps d'y faire des photos. Les murs sont gravés de noms, de haut en bas.
A ceux qui y feront un tour, cherchez donc la Corse sur l'extérieur du bâtiment. Oui, moi aussi j'aimerai savoir pourquoi ils l'ont mise là.




Vous la voyez la jolie mosquée ?



Ici reposent 24 des 25 soldats découverts dans le village détruit de Fleury-devant-Douaumont les 30 et 31 mai 2013.


SUR LA ROUTE




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 --- si quelqu'un a le texte de l'affiche :( ---


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En s'arrêtant à proximité de la pancarte introduisant le boyau de Londres nous avons vu un très discret panneau indiquant un monument à 300 mètres. Nous avons hésité avant de nous engagé sur le chemin de terre et avons failli rebrousser chemin. Je ne saurai dire depuis combien de temps personne n'était passé par là, le chemin ressemble à ceux que l'on emprunte pour les randonnées, pas vraiment praticable pour tout le monde. Les 300 mètres m'ont paru très longs et aucune indication ne nous assurait d'être encore sur la bonne route.
La découverte valait largement la peine (je crois que tout vaut la peine à Verdun). A côté du monument subsiste le trou d'obus, encore impressionnant malgré le temps qui le comble petit à petit. Malheureusement les photos prises ne lui rendent pas justice.


A la mémoire de trois officiers et deux canonniers du 61RT d'artillerie de campagne 42E division.
Capitaine Gruss commandant de la 9E batterie, Lieutenant Fleutiaux commandant la 8E batterie, Sous-lieutenant Humblot de la 8E batterie, canonniers Delecourt et Guillot morts pour la France le 28 juillet 1917
Le 3e groupe venait de prendre position sur cette crête en direction de Bezonvaux et procédait à la construction d'abris au bas de la pente à la tête du ravin de la Bêche. C'est à l'endroit marqué d'une borne par les mains pieuses de leurs camarades qu'ils sont tombés, ensevelis par des obus de gros calibre venus du Nord-Ouest.


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A la mémoire des soldats français qui dorment debout le fusil en main dans cette tranchée. / Leurs frères d'Amérique



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Sous-secrétaire d’Etat à la Guerre, affecté sur sa demande, à la mobilisation, comme simple soldat au 44 e régiment d’infanterie territoriale, a organisé autour de Verdun une section d’éclaireurs volontaires dont il a pris la direction et dont il a été l’âme . Au cours de plus de cinquante patrouilles en territoire occupé par l’ennemi, a donné l’exemple du plus admirable courage et a été médaillé le 6 novembre 1914. Grièvement blessé le 9 novembre, a tenu toute la journée avec une poignée d’hommes et, malgré ses blessures, contre un ennemi très supérieur en nombre, auquel il a infligé de grandes pertes. Cinq citations, médaille militaire, pour faits de guerre. Deux blessures. / Pétain

Quelle que soit la conception que l'on puisse se faire d'une guerre future, il est une nécessité qui demeure impérieuse, c'est d'empêcher l'invasion du territoire. Nous savons quels désastres elle peut accumuler telle que la victoire, elle-même, n'arrive pas ensuite à en compenser les irréparables dommages. Les organisations défensives des frontières dont nous voulons l'exécution, n'ont pas d'autre but que de barrer la route à l'invasion toujours possible. Le béton vaut mieux, à cet égard et coute moins cher que le mur de poitrines... / André Maginot, Ministre de la guerre demandant au parlement la création de la ligne de fortifications à laquelle son nom reste attaché.

François-Joseph Jolas, le soldat qui sauva Maginot

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Nous n'avions pris qu'un jeu de piles qui a rendu l'âme avant la fin de la visite. Je compte bien essayer de tout prendre en photo la prochaine fois. Il y a tellement de monuments sur le bord de la route, dans les bois aussi surement, qu'il est injuste de ne pas accorder de l'importance à chacun, à chaque sacrifié.
Si quelque lecteur a déjà fait une virée aux alentours de Verdun et s'est fait un petit itinéraire optimisé je suis preneuse pour la prochaine fois :)



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